Chroniques d'Avril 2011

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Modérateur : Lopez Noël

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Marc Poteaux
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Chroniques d'Avril 2011

Message par Marc Poteaux » mer. 13 avr. 11 20:07

7 LEF Inclassable
THE LEFT RIGHTS : Bad Choices Made Easy
The Left Rights, c'est l'excroissance étrange d'une formation américaine déjà bien barrée, Mindless Self Indulgence. Soit un groupe dont vous avez toutes les chances de ne jamais, mais jamais entendre parler, à moins que celui-ci réussisse à faire le buzz d'une façon ou d'une autre. Et c'est justement ce qui est arrivé avec la vidéo de leur deuxième single « I'm On Crack ». Aujourd'hui donc, c'est à leur deuxième album paru en fin d'année dernière et contenant ce titre que nous nous intéresserons. Pas de surprise quand on connaît un peu le groupe ; 41 titres, et une bonne partie de private jokes, d'intermède réservés aux anglophones, de délires musicaux qui partent dans tous les sens. Et là, perdus, on retrouve des vraies chansons, certes souvent très courtes, mais très sympathiques. « I'm On Crack » bien sûr, mais aussi « White », « Xyzpdqbgs », « Pope John Paul The 3rd », « Genesis 16:12 », « Ass In My Face part 2 », « Mike B Good », « Hopeless »... Les paroles ne volent pas bien haut, et les titres n'ont ni queue ni tête, jouant le rassemblement entre rock, punk, electro, hip-hop et folie pure. En outre, le groupe semble prendre un malin plaisir à ne pas exploiter pleinement toutes les mélodies issues du cerveau malade de ses créateurs ; bon nombre auraient pu faire l'objet de chansons valables, bien agencées et étirées, mais sont juste crachées comme elles viennent. Au final, on écoute ce disque comme une curiosité, en profitant des bons moments qu'il propose et en passant les passages parlés. Il a au moins le mérite d'être totalement original. (Marc Poteaux)
Metropolis (Import) MET687
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Marc Poteaux
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Message par Marc Poteaux » mer. 13 avr. 11 20:09

7 RAD Electronica / pop progressive aux structures jazzy
RADIOHEAD : King Of Limbs
J'étais de ceux que « In Rainbows » a déçu. Trop propret, trop facile, comme si une certaine convenance musicale de la part du groupe devait contrebalancer l'audace commerciale, le doigt d'honneur tendu nonchalamment aux majors et à leur modèle économique en fin de vie. Ok, c'est bien beau les idées, mais la musique dans tout ça ? De son échappée solo fortement connotée électro, Thom Yorke a imprimé beaucoup d'automatismes et d'expériences de savant fou au sein de son groupe. On ne sera donc pas étonnés de noter que ce « King Of Limbs » est à nouveau plus à rapprocher de la doublette « Kid A / Amnesiac » que de « The Bends ». A rapprocher, mais pas à comparer. De plus en plus riche et complexe, la musique de Radiohead, qu'on ne peut plus vraiment qualifier, garde tout de même un sens certain de la mélodie, et l'attrait de l'étrange, de l'inédit. A la première écoute, on ne peut pas vraiment dire qu'on adhère, mais on sait qu'on reviendra dessus, parce que c'est Radiohead, et qu'on sait qu'il y a forcément quelque chose derrière cette légère incompréhension ressentie. Et dès la deuxième écoute, on le sent mieux, ce huitième album. Doux, ambiancé, à la fois relaxant, mélancolique et inquiétant (même sur le riff entêtant de « Morning Mr Magpie », la voix de Thom sent plus la souffrance que le punch planteur), il s'impose comme une suite logique, abattant encore plus les barrières entre les genres (électro, pop, jazz, musique progressive), s'affranchissant encore un peu plus des habitudes du marché (en proposant seulement huit titres pour un peu moins de 40mn de musique). Un disque qui devra être apprivoisé, mais qui malgré tout ne tient pas forcément toutes ses promesses, jouant un peu trop sur ses formules savantes et un peu moins sur le feeling et la diversité des ambiances, se posant en monolithe sans faille et donc sans trop d'angle d'attaque. Mitigé j'étais, mitigé je reste. (Marc Poteaux)
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